Les indicateurs de performance (KPI) utilisés pour détecter les anomalies dans les DPE continuent d’évoluer. Après plusieurs mois de débats et de remontées de terrain, le ministère vient d’annoncer une série d’ajustements qui témoignent d’une volonté d’améliorer ce dispositif qui reste jeune, mais appelé à jouer un rôle central dans la lutte contre les fraudes.
Première évolution notable : chaque diagnostiqueur dispose désormais d’un accès à ses propres indicateurs via le fameux Observatoire des DPE. Il peut ainsi consulter la valeur de chacun de ses KPI et la comparer au seuil statistique retenu pour la période en cours. Une évolution attendue, qui apporte davantage de transparence et permet aux professionnels de mieux comprendre les critères sur lesquels ils sont évalués.
Deux indicateurs revus
Le ministère confirme également la suppression pure et simple du KPI « clim ». Cet indicateur, qui visait à détecter les incohérences liées à la déclaration des systèmes de climatisation, apparaissait en effet redondant avec le contrôle de cohérence déjà réalisé lors du téléversement des DPE.
Autre évolution, le KPI « distance » est suspendu jusqu’à nouvel ordre. Souvent critiqué par les diagnostiqueurs en raison de situations particulières qu’il ne prenait pas suffisamment en compte, il fera l’objet d’une réflexion complémentaire. Dans l’attente des développements informatiques, les éventuels signalements générés le 1er juillet sur ces deux indicateurs ne devront pas être instruits par les organismes de certification.
Une méthode qui évolue
Au-delà de ces ajustements techniques, le ministère ouvre une nouvelle phase de concertation avec le CSTB. Dès la rentrée, un travail de retour d’expérience sera engagé afin de revoir les KPI à partir des observations transmises ces derniers mois par les organisations professionnelles et les organismes de certification. Une première réunion est d’ores et déjà annoncée pour le début du mois de septembre.
Ces annonces marquent une inflexion dans la méthode. Si le principe d’un contrôle statistique des DPE n’est pas remis en cause, l’administration semble désormais privilégier une démarche plus collaborative, fondée sur les retours du terrain.

